L’Olympia

Dans les coulisses (75009)

La salle de spectacle a refait ses loges à neuf. Nous avons eu le privilège de les visiter ainsi que les coulisses de cet endroit mythique.

Rares sont les Parisiens qui n’ont jamais mis les pieds à l’Olympia pour assister au concert de leur chanteur ou groupe favori. Inaugurée en 1893, puis reconstruite en 1954, la salle qui prospère sous la direction de Bruno Coquatrix, reçoit alors les plus grandes vedettes de la chanson, de Piaf à Brel en passant par Johnny Hallyday ou Dalida. Racheté en 2001 par Universal, elle accueille aujourd’hui près de 300 spectacles par en et des milliers d’artistes « tous uniques ».
Mais la salle ne représente qu’un dixième des 10 000m2 de l’Olympia avec trois sous-sol techniques et un dédale de salles méconnues du grand public comme la somptueuse salle des billards construite par Edouard VII, utilisée comme lieu de casting du temps de Coquatrix ou pour des concerts privés, la salle des mains où des célébrités du show-biz ont laissé leurs marques, ou la salle de danse, réservée aux artistes.
Depuis 1997, les loges n’avaient jamais été refaites. Et pour cause. Nombreuses sont les stars telles que Madonna ou Elton John qui les faisaient aménager juste avant leur arrivée, histoire de se sentir chez elles. « Cette pratique s’est perdue, souvent par faute de temps », explique Arnaud Delbarre, le Pdg de l’Olympia. Il était donc temps de remettre un petit coup de frais, histoire que Pascal Nègre, le président d’Universal, puisse aller saluer ses vedettes dans un endroit décent. Pour les 3 principales loges (sur la trentaine que compte le lieu), Arnaud Delbarre a demandé aux décoratrices Clémence Fennger et Sylvia Fabbian d’imaginer quelque chose de cosy, entre Starck et Garcia! Au cœur du projet, le travail du Maître d’Art Pierre Bonnefille (Café Costes, Marly, Zebra Square…) qui a créé une immense composition murale faite de pigments et d’éléments minéraux, avec, gravés dans la matière, des bribes de paroles de chanson. « Adamo, le premier, a compris qu’il s’agissait d’extraits de chansons, confie Arnaud Delbarre. Maintenant tous se sont donnés le mot et y cherchent leurs propres paroles »,
L’œuvre de Bonnefille s’intègre dans des mobiliers aux matières nobles (cuirs, bois, velours) et aux couleurs chaudes, des marrons, rehaussés d’orange pour rappeler le bar Marylin, celui réservé aux artistes dans les entrailles de l’Olympia, et sans doute l’un des seuls payants, refait en 1997 à l’identique de l’original.
Au final, le résultat est proche d’une suite d’hôtel de luxe. Pas très rockn’roll, ou peut-être que si, en y réfléchissant mieux. On m’a dit : « C’est trop beau pour des loges. Ils vont te les destroyer! », s’amuse le maître des lieux qui soupire en voyant les traces de Patafix sur sa nouvelle déco. La plus grande des loges a été baptisée Chez Laurette, un hommage à Laurette Fugain, la fille – décédée en 2002 – du chanteur Michel Fugain qui fit lui-même plusieurs passages à l’Olympia et fait partie, à jamais, de cette…belle histoire.

L’OLYMPIA
28 boulevard des Capucines, 75009
M° Madeleine
Tél. 08 92 68 33 68
Plus d’infos : www.olympiahall.com

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