Joséphine

Osez Joséphine (75006)

Du 12 mars au 29 juin 2014. Le musée du Luxembourg nous fait entrer dans l’intimité de l’impératrice Joséphine, dont on commémore cette année le 200ème anniversaire de sa mort.

Mais qui est-elle ? Marie Joseph Rose Tascher de la Pagerie. Rose de son prénom usuel, Yeyette de son surnom. Puis Joséphine, enfin, forme féminisée de son deuxième prénom, selon les desiderata de Napoléon, qui n’aimait pas Rose.
Va pour Joséphine alors. Fille de colons dans une plantation de canne à sucre en Martinique. Renvoyée en métropole, à 16 ans, en 1779, pour y épouser Alexandre de Beauharnais. Mariage arrangé, mariage malheureux. Deux enfants, quand même. Eugène, en 1781, et Hortense, en 1783. Pas de quoi réunir un couple que tout oppose. Les époux se séparent. Joséphine, qui n’est encore que Rose, retourne en Martinique, en 1788. La vie est dure, alors, avec ses deux enfants.
Elle revient à Paris en 1790 pour y être cueillie par la Révolution. Président de l’Assemblée nationale constituante en 1791, Alexandre est arrêté puis guillotiné cinq jours avant la chute de Robespierre. Joséphine est Libre et veuve. Barras est son amant. Par son entremise, elle rencontre un certain Napoléon Bonaparte, de six ans son cadet. Elle épouse ce prometteur militaire en 1796, juste avant qu’il ne parte conquérir la gloire en Italie.
C’est parti pour 13 ans de folies. L’ascension politique, le consulat, l’empire… La petite fille de Martinique devient « plus que reine », impératrice. Le faste et la démesure de la cour. Le musée du Luxembourg revient sur cette période. Et expose quelques-uns de ses meubles, somptueux. Des robes, des bijoux, ses bottines et son ombrelle. Même un service à thé et des flûtes de champagne, marquées de ses initiales. Un service à dessert, un peu surchargé mais passons sur les goûts de l’époque. La Malmaison, où Joséphine vécut la fin de sa vie, après son divorce d’avec Napoléon, en 1809, en conserve 62 pièces encore. En clair, Joséphine prend sa revanche. Un petit bout de femme – 1m63 – mais un foutu caractère. On en a, au Luxembourg, un petit aperçu. Les amoureux d’histoire y trouveront leur compte, assurément, car c’est un beau voyage dans le temps qui est offert.

MUSÉE DU LUXEMBOURG
19 rue de Vaugirard, 75006
Lundi au dimanche de 10h à 19h30. Nocturne le lundi jusque 22h.
Plus d’infos : www.museeduluxembourg.fr

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